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/ 01Simulateur · Épargne retraite

Pas une date subie, une date choisie.

L'âge légal de départ est fixé par l'État. Le moment où vos revenus ne dépendent plus de votre activité, c'est vous qui le fixez. Ce simulateur calcule cette date à partir de votre train de vie et de votre effort d'épargne.

Votre situation
Votre âge aujourd'hui40 ans
Épargne déjà constituée, tous supports confondus.
Ce que vous pouvez épargner chaque mois800 €/mois
De combien avez-vous besoin pour vivre comme vous voulez2500 €/mois
Revenus déjà acquis à cette échéance (pension, loyers)1200 €/mois
Hypothèse de rendement annuel4 %/an

Votre capital ne finance que la part non couverte par vos revenus déjà acquis. Récupérez votre estimation de pension sur info-retraite.fr pour renseigner ce champ. Hors inflation et hors fiscalité des retraits.

Votre date de liberté
63 ans
dans 23 ans, avec 800 €/mois
40 ans63 ans
Capital à constituer390 000 €
Part à financer par votre capital1 300 €/mois
Total épargné sur la période240 800 €
Pour y arriver à 58 ans, soit 5 ans plus tôt
+336 €/mois

Simulateur informatif. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs et ce résultat ne constitue pas un conseil en investissement.

Simulateur informatif, hors inflation et hors fiscalité des retraits. Le capital visé correspond à la part de votre train de vie que vos revenus déjà acquis ne couvrent pas, divisée par le taux de retrait retenu ; l'accumulation suppose des versements réguliers et un rendement constant, ce qui ne se vérifie jamais exactement dans la réalité. Le montant de pension que vous saisissez est le vôtre : récupérez-le sur info-retraite.fr plutôt que d'utiliser une moyenne. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. Ces résultats ne constituent pas un conseil en investissement.

/ 02D'où vient ce calcul

La règle des 4 %, sans le mythe

En 1994, William Bengen publie dans le Journal of Financial Planning un résultat qui va structurer trente ans de littérature sur le sujet : en retirant 4 % de son capital la première année, puis ce même montant réévalué de l'inflation, aucun départ à la retraite simulé sur les données de marché américaines depuis 1926 n'avait épuisé le portefeuille en trente ans. La Trinity Study de 1998 a confirmé le résultat pour des portefeuilles composés de 50 à 100 % d'actions.

Ce qu'on lit souvent, et qui est faux : « quand votre capital rapporte 4 %, il vous fait vivre indéfiniment sans y toucher ». Ce n'est pas ça. C'est un taux de retrait, calibré sur un horizon de trente ans, et il autorise explicitement la consommation progressive du capital. La nuance change le calcul, et elle change surtout ce qu'on peut honnêtement vous promettre.

En France, deux corrections s'imposent. Votre pension de retraite vient s'ajouter au capital constitué, ce qui joue en votre faveur. Mais la fiscalité des retraits et l'inflation jouent en sens inverse. D'où l'hypothèse par défaut prudente de ce simulateur, et la possibilité de la faire varier.

  • 01

    Le train de vie d'abord

    On ne part pas d'un âge, on part d'un montant mensuel. C'est lui qui détermine le capital nécessaire, donc la date.

  • 02

    L'effort régulier gagne

    Un versement modeste que vous tenez vingt ans produit davantage qu'un gros versement suivi de trois années d'arrêt.

  • 03

    Une part disponible, toujours

    Viser une liberté avant l'âge légal suppose une épargne accessible. Tout bloquer jusqu'à la retraite rend l'objectif contradictoire.

Si vous êtes à votre compte, le point de départ est ailleurs : commencez par mesurer l'écart entre votre revenu actuel et votre future pension dans notre article sur la retraite des indépendants, puis revenez fixer votre date ici. Pour la partie fiscale, le simulateur d'épargne retraite chiffre l'économie d'impôt de vos versements.

Questions fréquentes

Le calcul, hypothèses comprises.

  • Votre capital ne finance que la part du train de vie que vos revenus déjà acquis ne couvrent pas. Si vous visez 2 500 € par mois et que votre pension estimée est de 1 200 €, le capital doit produire les 1 300 € restants : 15 600 € par an divisés par un taux de retrait de 4 %, soit 390 000 €. C'est l'application inverse de la règle des 4 %, et l'ordre de grandeur surprend souvent — d'où l'intérêt de le regarder tôt. Plus le taux retenu est prudent, plus le capital nécessaire est élevé : le simulateur laisse ce taux réglable pour que vous voyiez l'effet de cette hypothèse.

  • C'est un taux de retrait, pas un rendement garanti. William Bengen l'a établie en 1994 dans le Journal of Financial Planning en simulant des départs à la retraite sur les données de marché américaines depuis 1926 : retirer 4 % du capital la première année, puis ce montant réévalué de l'inflation, n'a jamais épuisé le portefeuille sur trente ans. La Trinity Study de 1998, menée par trois professeurs de Trinity University, a confirmé le résultat pour des portefeuilles composés de 50 à 100 % d'actions. Deux limites importantes : l'horizon est de trente ans, pas illimité, et la règle autorise la consommation progressive du capital.

  • Elle donne un ordre de grandeur utile, pas une garantie. Elle a été calibrée sur l'historique du marché américain, avec une fiscalité et une couverture sociale différentes des nôtres. En France, la pension de retraite vient s'ajouter au capital constitué, ce qui joue en votre faveur, mais la fiscalité des retraits et l'inflation viennent en réduire l'effet. À utiliser comme boussole pour fixer un objectif, à affiner ensuite sur votre situation réelle.

  • Pour rester lisible. Le résultat s'exprime en euros d'aujourd'hui : le train de vie que vous saisissez et le capital affiché sont dans la même unité, donc la comparaison reste juste. Si vous voulez raisonner en euros futurs, retenez un rendement net d'inflation plutôt qu'un rendement brut — par exemple 4 % au lieu de 6 % à 7 %. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'hypothèse par défaut est volontairement prudente.

  • Non, et c'est souvent l'erreur la plus coûteuse. Un plan d'épargne retraite déduit vos versements de votre revenu imposable mais bloque l'épargne jusqu'à la retraite, hors cas légaux de déblocage. Une assurance-vie ne déduit rien mais reste disponible à tout moment. Une date de liberté avant l'âge légal suppose forcément une part disponible : la répartition entre les deux est le cœur de l'arbitrage, et elle dépend de votre tranche d'imposition.